En 2004, la dépense Nationale de recherche et de développement a été estimée à 35,2 milliards d’Euros et le personnel rémunéré dans ce domaine, hors défense, était évalué à 342 300 personnes à temps plein.
Dans les secteurs technologiquement innovants, il y avait 6 070 entreprises au 1er semestre 2005 qui employaient 1 562 000 personnes.
L’importance stratégique sur l’emploi, la croissance économique, la création de richesse des 2 secteurs que sont la Recherche et l’Innovation en France est donc conséquent et ne peut être négligé !
En 2003, la France s’est associé au traité de Lisbonne, qui fixe aux Etats Européens un objectif commun à l’échéance 2010 de 3% de leur PIB national. Objectif qui sera le fruit du financement des entreprises, des particuliers et des pouvoirs publics.
- Or, la recherche en France est relativement peu financée par les entreprises (les entreprises Françaises financent 52 % de la recherche-développement contre 70 % pour les entreprises finlandaises ou 66 % pour les entreprises Allemandes) et les dépenses des PME françaises en recherche-développement sont 2 fois moins élevées que celles de la Suède et 3 fois moins élevées que celles de la finlande.
- Et l’Innovation Française présente 2 faiblesses : une absence de politique de brevets permettant de valoriser et de protéger les résultats de la recherche et du développement d’abord, un manque considérable de capitaux ensuite.
La France vit donc plusieurs drames :
- elle forme de très grands chercheurs…qui partent innover à l’étranger,
- l’impact de nos travaux de recherche au sein des entreprises est insuffisant (12ème rang mondial seulement) par manque d’organisation,
- face à la mondialisation sauvage et aux moyens considérables des entreprises étrangères, la France est en retard et nos PME n’ont pas les moyens de combattre...alors qu’elles pourraient devenir de vrais gisements de croissance et d’emploi.
La Recherche doit donc devenir une priorité National : elle doit être rapprochée des grandes écoles et des universités, il faut donner plus d’autonomie aux laboratoires et le statut des chercheurs doit être revalorisé.
Il faut raisonner en projets plutôt qu’en structures : financer des projets plutôt que des organismes et procéder à leur évaluation régulière ; mutualiser le plus possible nos efforts avec les autres pays Européens ; intégrer la Recherche à l’Innovation dans l’Entreprise, les centres de formation et les unités de recherche à l’intérieur des pôles de compétitivité.
Enfin, les entrepreneurs doivent être incités à investir massivement (notamment pour les PME, des mesures fiscales doivent les y inciter) et le lien entre recherche privée et publique doit être conforté ; il faut libérer la créativité et l’énergie de nos chercheurs et de nos entrepreneurs pour augmenter notre compétitivité.
Je vous propose donc ci après quelques propositions pour réflexion qui me semblent interressantes:
èCréer un statut de chercheur Européen,
èConsidérer les biotechnologies comme une priorité Nationale,
èAménager tout le territoire en Haut débit,
èCréer des campus de recherche de Haut niveau,
èRevaloriser la situation des jeunes chercheurs,
èEncourager et soutenir le financement bancaire des jeunes entreprises innovantes et défiscaliser leurs investissements,
è Donner la possibilité de déposer un brevet pour les logiciels et favoriser le développement des logiciels libres,
èInciter les chercheurs Français à déposer des brevets pour protéger leurs recherches.



