A quelques mois des municipales, et en qualité de candidat à la mairie de Pont de l’arche, je tiens à vous donner ma vision de la réelle démocratie locale que je souhaite voir s’épanouir si les électeurs nous font confiance.
Cela fera aussi parti de mon programme parce qu’il faut que, concrètement et dès ce niveau de la vie publique, chaque citoyen retrouve le goût de s'informer, de s'exprimer et d'agir. C’est un challenge autrement plus difficile que d’avoir un mandat, j’en suis conscient…
L'information à portée de tous.
1- L'information sur les droits et les moyens du citoyen doit être mise à disposition, en permanence et en temps réel. Les dispositifs multimédia informatifs permettent désormais : bornes interactives dans les lieux publics, réseau internet... Les multiples domaines d'application doivent inclure la gestion de l'argent et des budgets publics qui seront expliqués, illustrés et démontrés.
La revalorisation et la clarté des assemblées.
2- En revalorisant le rôle accordé par le suffrage universel à tous les élus, même simples conseillers municipaux, notamment en leur réservant le rôle de porte parole de la population et en instituant des séances de « questions d'actualité », orales et écrites, lors des conseils municipaux réguliers. On évitera ainsi la création et la multiplication d'organismes para municipaux sous prétexte de participation mais qui apparaissent comme des alibis, manipulables et contestables.
3- En séparant le fonctionnement des conseils municipaux entre membres de « l'exécutif » chargés de délégations par le maire et les membres du « législatif ». C'est à ces derniers que seront réservées des fonctions comme les présidences de commissions et le travail participatif avec la population.
A la CASE:
4- En affichant, dès la publication de la composition des listes municipales, quels seront les élus qui seront proposés pour représenter la commune au conseil communautaire (assemblée du second degré).
5- En réunissant tous les conseillers municipaux en une réunion plénière pour le débat d'orientation budgétaire annuel avant celui, réglementaire, du conseil communautaire.
Des liens vivants entre la politique et la chose publique.
Parce que la commune est le premier échelon des suffrages et donc le plus proche concrètement et le plus motivant pour les électeurs.
6- En attribuant au conseil municipal un pouvoir d'évocation de thèmes allant au delà des compétences communales : sujets nationaux ou de société ; et selon une procédure simple permettant l'expression minoritaire. Dans ce cadre les débats pourraient donner lieu à l'expression de pétitions et à des votes de motions sensibilisant l'opinion transmise aux échelons supérieurs des pouvoirs publics.
L'exercice local des contre-pouvoirs.
7- Quand son objectif est civique, le tissu associatif doit trouver dans le fonctionnement de la démocratie communale des voies préférentielles d'expression. S'il représente une forme organisée d'actions collectives, il doit, pour justifier ce nouvel accès au débat public, convaincre de sa représentativité et de la régularité de son activité.
8 – Parce que le Maire est légalement à la fois législateur et gouvernant de sa commune, ce pouvoir doit trouver sa contrepartie dans la possibilité du recours au « referendum » d'initiative locale, et dont la saisine doit être possible, les conditions devant être préalablement établies, aussi pour des expressions minoritaires.
Et je reste bien sûr ouvert à vos diverses remarques…